Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 16:25

Adresse de Pierre Laurent aux communistes : "Une nouvelle campagne démarre"

Il n’y aura pas de grand soir mais ce fut une journée magnifique que ce 18 mars, où les rues de Paris ont vibré pour redonner à toute la France l’oxygène qui lui manquait.

Le Front de gauche a créé l’événement. Qui imaginait, il y a quelques semaines en- core, une manifestation politique populaire et citoyenne aussi massive et aussi large dans cette campagne électorale conçue, dès l’origine, pour exclure toute parole populaire, tout engagement collectif, toute espérance de transformation sociale ?

Du jamais vu ! Toutes celles et tous ceux qui, par le moindre geste, ont contribué à cette réussite ont commencé ensemble à relever le défi que nous nous fixons dans cette présidentielle : permettre au peuple et à ses attentes de changement – pour décliner les paroles du chant « pas de sauveur suprême, ni dieu, ni César, ni tribun, décrétons le salut commun ! » – de s’imposer.

La Bastille ouvre un chemin de lutte et d’espoir

Aux cris de « Vite, la 6e République », la Bastille ouvre un chemin de lutte et d’espoir. Notre pays en a un immense besoin. Il souffre trop. Avec cette marche, redevient crédible l’idée que le monde du travail peut reprendre ses affaires en mains.
A droite, on avait tout prévu sauf l’insurrection démocratique, sauf ce moment de basculement où des centaines de milliers de Françaises et de Français, de femmes et d’hommes proclament : la politique c’est notre affaire, et payer pour les riches c’est fini. La mobilisation des communistes pour la réussite de cette journée exceptionnelle, joyeuse, combative, fraternelle, a été spectaculaire. C’est le fruit d’un travail militant que je veux saluer ici : le lancement à la Fête de l’Humanité, les 300 000 programmes L’humain d’abord diffusés depuis lors, les centaines d’assemblées citoyennes dans tout le pays, dans nos quartiers et aux portes des entreprises, les milliers de distributions et cette invite constante : « sans préalable d’aucune sorte, mêlez-vous-en ! »

En parcourant la place de la Nation avant le départ de la marche, j’ai pu rencontrer et féliciter nombre d’entre vous. Je profite de cette occasion pour le dire à toutes et à tous : ce travail patient, respectueux, inventif qui est le vôtre dans une campagne commune et collective est déterminant. C’est lui qui permet l’entrée en campagne à nos côtés de milliers de femmes et d’hommes engagés dans les combats sociaux, syndicaux, citoyens, associatifs dans le pays, qui n’ont plus le temps d’attendre et peuvent s’engager durablement dans la dynamique que le Front de gauche a fait naître. Cela donne aussi force et courage à ceux que vous avez investi de la responsabilité d’animer cette bataille, à Jean-Luc Mélenchon qui porte avec talent notre ambition commune, à moi-même, à nos candidates et candidats aux législatives que nous voulons voir nombreux en juin entrer à l’Assemblée nationale.

Le peuple est de retour, la gauche est de retour

La Bastille est le signe que nous avons déjà remporté une première victoire. Le peuple est de retour, la gauche est de retour.

Rien n’est acquis. La bataille va être encore rude dans les semaines à venir. Mais mesurons à sa juste valeur l’immense potentiel que nous ouvre le travail accompli.

Depuis dimanche, c’est une nouvelle campagne qui démarre. Des milliers de nos concitoyennes, de nos concitoyens impatients de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique restent habités de doutes sur la portée de la victoire attendue : notre vie changera-t-elle vraiment ? Aujourd’hui, la campagne du Front de gauche modifie cette situation. La victoire peut être synonyme d’espoir. Le potentiel de mobilisation du Front de gauche est ainsi devenu le meilleur atout de la gauche pour gagner et pour, ensuite, réussir. Ne nous laissons pas impressionner. On nous parle de « vote utile » ? Quoi de plus utile que le travail entrepris par le Front de gauche, et le vote pour son candidat ?

Oui, il redevient possible, non seulement d’imaginer que ce sont là les derniers jours de la droite au pouvoir, mais aussi les temps premiers d’une renaissance démocratique et d’une politique de gauche dictée non par le consensus mais par la détermination à combattre la dictature de l’argent. Oui, il redevient possible d’envisager de reprendre la main sur les richesses du pays, sur le pouvoir économique et de le soumettre aux besoins humains et sociaux.

Oui, il redevient possible d’envisager à court et moyen terme l’inversion de l’ordre établi. La portée de ce que nous construisons va bien au-delà de l’échéance présidentielle qui en est la première étape décisive. Ce que nous visons, c’est la mise en mouvement de majorités d’idées et d’action, de majorités électorales et populaires, autour d’objectifs de changement clairs, de majorités agissantes décidées à « ne rien lâcher » tant que ces objectifs ne sont pas atteints.

Oui, ces majorités d’idées et d’action sont possibles si les forces populaires s’en mêlent. Oui, peut devenir majoritaire, contre les logiques austéritaires, l’exigence d’une relance de l’activité fondée sur l’augmentation des salaires, la revalorisation nette du Smic, des retraites, des pensions. Oui, peut devenir majoritaire la nécessaire reconquête de la retraite à 60 ans pour tous financée par la mise à contribution des revenus du capital et de la spéculation. Oui, peut devenir majoritaire la proposition de nationaliser les grandes banques et de fonder un pôle public bancaire et financier en changeant le rôle de la BCE. Oui, peut devenir majoritaire l’exigence de réinvestissement massif dans les services publics. Oui, peut devenir majoritaire l’idée que travailler, étudier, se loger, se nourrir, se soigner, se cultiver sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis à tous en toutes circonstances. Oui, peut devenir majoritaire l’exigence d’une 6e République où la participation citoyenne aux décisions politiques et économiques du pays, de l’entreprise aux institutions, sera constante, où la démocratie réelle et permanente sera la garantie de la transformation sociale. Oui, peut devenir majoritaire le principe de refondation d’une Europe sociale, démocratique et écologique. Ce sont ces majorités d’idées, ces fronts de lutte qui constituent les conditions d’une politique de gauche.

Comment mener à bien et réussir cette immense tâche ?

D’abord, en poussant le plus haut possible le vote Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Des milliers d’électrices et d’électeurs peuvent en prendre conscience : s‘emparer de ce bulletin de vote est le meilleur moyen de construire une victoire solide et durable sur la droite et l’extrême droite, de rendre cette victoire utile à toutes celles et tous ceux qui ont le plus besoin de changement.

Ensuite, en s’engageant maintenant beaucoup plus fortement dans la campagne pour les élections législatives. La victoire présidentielle ne sera rien si elle n’est pas garantie par une majorité parlementaire capable de voter les lois d’un changement véritable, celles qui reprendront dans les actes les rênes du pouvoir aux marchés financiers. Notre campagne des législatives peut dès maintenant donner du sens et plus de force à la campagne présidentielle. Nos candidates et candidats doivent sans attendre faire relais avec la campagne de Jean- Luc Mélenchon pour inscrire sa portée dans la durée.

Enfin, en intensifiant partout le travail de rassemblement, d’assemblée citoyenne, de mise en débat et de mise en action qui permettra aux citoyens de porter ensemble les objectifs d’une politique de changement. Jusqu’où porter ces objectifs ? Je le répète, jusqu’à leur mise en œuvre effective. Jusqu’au gouvernement ? nous questionne- t-on. Nous n’en sommes pas là. Nous aurons à en décider, collectivement et souverainement, à l’issue de ces deux campagnes, présidentielle et législatives. Notre objectif est clair : modifier suffisamment la situation pour rendre un vrai changement possible.

Pas question d’aller gouverner si la rupture avec les politiques d’austérité n’est pas au rendez-vous. A écouter nos partenaires de gauche, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour y parvenir. Aurons-nous la force et le temps d’imposer de tels changements à gauche d’ici fin juin ? Nous y travaillons et nous aurons à apprécier, ensemble, ce que nous avons pu, ou pas, faire bouger et comment continuer. Le Front de gauche est en mouvement. La route est engagée. Elle est belle. Ensemble, nous sommes la gauche, le cœur battant de la gauche. L’esprit de conquête doit plus que jamais être notre boussole. Je compte sur vous.

Pierre Laurent

Secrétaire national du Parti communiste français, président du Conseil de campagne du Front de gauche.

N.B. : Reproduction de l'adresse aux communistes, parue dans CommunsiteS numéro 471, supplément à l'Humanité du mercredi 21 mars 2012.

 

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  • Au 2eme tour ?

    Pourquoi pas ? En 1969, Duclos était crédité de 5% des intentions de vote en début de campagne, de 15% une semaine avant le premier tour, il a fait 21,6 % et raté le deuxième tour d'un cheveu. Pierre a raison, il faut pousser maintenant aussi sur les législatives, une campagne électorale confortant l'autre.

    Par Ivan, le 26 mars 2012 à 16:51.

     

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 16:19

Face à la montée du Front de gauche, la droite sonne le Tocsin

Oubliés les calculs politiciens pariant sur une hypothétique division de la gauche qui favoriserait le candidat Nicolas Sarkozy ! Face à la montée du Front de gauche, la droite sonne le Tocsin. C'est Le Figaro qui fait chiffrer par un institut-au-doigt-mouillé le programme du Front de gauche en y trouvant plus de 100 milliards de dépenses nouvelles. C'est le très réactionnaire hebdomadaire Valeurs actuelles qui fait sa une avec une photo de Jean-Luc Mélenchon en titrant « L'enragé » et sur le retour de la « gauche communiste ». Il ne manque plus que la menace des chars russes déboulant sur les Champs Élysée pour que le tableau soit complet.

Madame Parisot a lancé le mot d'ordre contre nous en convoquant « la terreur » de la révolution française. C'est désormais toute la droite qui s'y rallie. Ils ont raison car ils sont l'ennemi principal d'une bataille que le Front de gauche va emporter pacifiquement le 22 avril prochain avec pour seule arme, un simple bulletin de vote.

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  • ripostes aux voyous du mensonge

    Ah! le FIGARO !

    Remise en mémoire d'un débat entre René Andrieu et D'prmesson l'écrivain.

    Octobre 1941, les communistes - les plus engagés dans la résistance - passent à l'offensive en exécutant des nazis. Des rafles font suite qui rejoignent ceux déjà enfermés. Dans les colonnes du FILOU un certain d'Ormesson oncle de 'écrivain, appelle les nazis à fusiller les terroristes! un choix sans ambiguité du côté de la droite extrême, du côté du capitalet de l'internationale du fric.. C'est Chateaubriand, Nantes, le Bois de Boulogne, on y fusille... c'est l'honneur de ces patriotes..

    La famille Sark.0, en Hongrie selon certaines sources, répétitives, est fortement liée à un certain Ortiz tout puisssant fascsiste et bien sûr très lié à Hitler, étrange, étrange....

    Où comment cette frange de l'extrême droite ripolinée en droite (quelques uns sont même au gouvernement français actuel) agit et veut continuer à le faire pour leurs mandants ceux de la haute finance...

    N'est-il pas vrai aussi qu'un certain BUSH (grand père de l'ex-président des USA, aurait été un des principaux banquiers d'Hitler

    Quelles familles accrochées aux privilèges du fric!!!!!!!

    Avec intelligence, et sans pitié, c'est la guerre avec eux, qui n'hésitent pas à utiliser les moyens de l'état (comme tous les fascistes) y compris le mensonge les énorme, et même le crime pour maintenir leur système pourri et si meurtrier

    Bon courage, et à bientôt la victoire, JL M élu au premier tour... Quelle fête, celle de l'espoir humain pour tous

     

    Par majewski, le 06 avril 2012 à 04:50.

     

     

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 16:13

Avec la poussée du Front de gauche, c’est toute la gauche qui progresse

La progression de Jean-Luc Mélenchon n'est pas une surprise. La dynamique électorale du Front de gauche s'est transformée en un mouvement populaire et citoyen d'une telle ampleur, avec une énergie et une force si remarquables, que les indicateurs traditionnels du suivi des campagnes électorales semblent dépassés.

Comment fait-on pour mesurer un espoir en marche, un basculement vers quelque chose de totalement neuf pour la politique et pour la gauche ? Avec la poussée du Front de gauche c’est toute la gauche qui progresse et l'argument du vote utile est lui aussi à ranger dans l'armoire des souvenirs.

Dès demain matin, la direction de campagne va fixer le cap et la feuille de route des prochains jours : poursuivre le travail de fond et le travail de rassemblement. Cette semaine à Vierzon, Limoges puis Jeudi 5 sur la place du Capitole à Toulouse, c’est un nouveau coup de tonnerre auquel nous allons assister, car désormais, quand le Front de gauche donne à voir sa force, la présidentielle 2012 devient celle du peuple. Un peuple qui entend dégager Sarkozy en assurant les conditions de la réussite d'une politique de changement à gauche.

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  • Un infléchissement de l'Histoire ?

    En fait quand j'écoute Mélenchon et plus généralement, la tonalité de la campagne, de Le Hyaric aussi et d'autres camarades, j'ai l'impression qu'on renoue avec toute une histoire jaurésiste du prolétariat français et plus généralement du peuple de France, de la Révolution Française et des lumières. C'est la tradition révolutionnaire du peuple de France qui revient à la Une n'en déplaise à la pensée unique. La symbiose entre léninisme et jaurésisme me semble riche et porteuse d'avenir pour le mouvement communiste à la condition expresse de ne pas lâcher la proie pour l'ombre. Le creuset qu'est le PCF va être décisif pour la suite des événements, comme il l'a été dans la création du Front de Gauche et sa dynamique appuyée sur le travail énorme des militants communistes. Il convient de renforcer le Parti à la fois en nombre et au plan idéologique.

    Par Ivan, le 03 avril 2012 à 21:33.

     

     

  • progression du front de gauche

    c'est évident que nous sommes tous satisfaits des résultats des sondages pour le FdG, d'autant que toutes les forces du parti sont mobilisées dans ce sens.

    Tous les moyens et l'énergie des militants sont déployés pour la victoire, et si tel n'est pas le cas, pour au moins peser de tout notre poids dans les décisions à venir.

    A n'en pas douter, elles auront une facheuse tendance à ne pas être en faveur des peuples, de leurs besoins et leur espoir.

    La sociale démocratie proposée par le candidat Hollande n'est pas la réponse à nos besoins.

    Espérons et faisons tout en tous en sorte pour que notre Parti trouve dans le futur la place qu'il a, d'ores et déjà, contribué à occuper.

    Franchement, j'aime bien Jean Luc MELENCHON, alors qu'il n'oublie pas que c'est grace aussi et surtout au Parti Communiste Français qu'il est là aujourd'hui dans les sondages.

    Fraternellement

    Par bertrand76, le 01 avril 2012 à 17:38.

     

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 16:09

 

Accueil » Politique français» François Hollande et le monde de la finance
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François Hollande et le monde de la finance

04
04-2012

 

L e 14 février, le journal britannique The Guardian publiait un article sur François Hollande dans lequel ce dernier déclarait qu’« il n’y a plus de communistes en France… Ou plus beaucoup ». Arrogance d’un candidat favori qui cherche à rassurer les spéculateurs d’outre-Manche ? C’est ce qu’ont pensé de nombreux militants communistes. Mais on ne doit pas écarter une autre hypothèse : comme François Hollande ne fréquente pas beaucoup les manifestations de travailleurs, il n’a pas souvent l’occasion de croiser des militants communistes. Naturellement, il en est venu à conclure qu’il n’y en avait plus, « ou plus beaucoup ».

Lors de cet entretien avec la journaliste du Guardian, Hollande a expliqué que les banquiers de la « city » londonienne pouvaient dormir tranquilles dans leurs draps de soie, car « la gauche a gouverné pendant 15 ans, au cours desquels nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations ». Autrement dit, s’il est élu, il ne remettra pas en cause cette politique désastreuse qui s’est traduite – entre autres – par une dégradation générale des conditions de travail dans les entreprises privatisées (France Télécom, Air France, Aérospatiale, etc.).

Quelques semaines plus tôt, dans un meeting au Bourget, le même avait pourtant déclaré que son « ennemi principal » était « le monde de la finance ». Les deux positions n’étant pas conciliables, on ne peut en retenir qu’une seule. Laquelle ? L’article du Guardian nous aide à trancher. Voici comment il caractérise le programme de François Hollande  : « Son projet est plus tiède que tous ceux défendus par les candidats socialistes avant lui. Il ne contient aucune des promesses classiques des candidats de gauche, telles que l’augmentation du SMIC et des salaires en général. Il se concentre sur la réduction des déficits publics. Sa mesure la plus concrète concernant les banques – une loi séparant leurs activités de crédit et leurs "opérations spéculatives" – est déjà à l’étude en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis ».

The Guardian n’a aucun intérêt à présenter les idées de François Hollande comme plus à droite qu’elles ne le sont réellement. Ces quelques lignes résument très bien la situation. Le programme de François Hollande est effectivement « plus tiède » que ne l’étaient ceux de François Mitterrand, Lionel Jospin et même Ségolène Royal. La raison en est simple : Hollande n’a pas l’intention de s’attaquer à la domination des « marchés » – c’est-à-dire de la classe capitaliste – sur l’économie du pays. Or, du fait de l’extrême gravité de la crise actuelle, les capitalistes exigeront des coupes drastiques dans les budgets sociaux. François Hollande le sait, l’anticipe, l’approuve. Il veut rassurer les marchés, qui ne craignent pas l’eau tiède.

Si François Hollande est présent au deuxième tour face à la droite, la masse des électeurs qui veulent se débarrasser de Sarkozy portera ses voix sur son nom, ce que nous comprenons. La Riposte ne se tiendra pas à l’écart du combat pour chasser la droite. Nous appellerons à voter pour François Hollande. Mais nous dirons la vérité aux jeunes, aux travailleurs, aux chômeurs et aux retraités. Si le candidat socialiste est élu, aucun des problèmes auxquels la masse de la population est confrontée ne sera réglé. Dans les mois qui suivront sa victoire, Hollande s’engagera dans une politique comparable à celles qu’ont mené Papandréou en Grèce et Zapatero en Espagne, c’est-à-dire une politique de rigueur en tous points semblable à celles que mènent les gouvernements de droite. Pour défendre leurs droits et leurs conditions de vie, les travailleurs devront reprendre le chemin des luttes massives. Les dirigeants du PCF devraient les prévenir très clairement de ce qui se prépare et expliquer sans plus attendre qu’ils ne participeront pas à un gouvernement socialiste, car le PCF sera du côté des jeunes et des travailleurs qui lutteront contre sa politique.

La Riposte

 

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 15:54

Accueil » Politique français» Marine Le Pen et les droits des femmes
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Marine Le Pen et les droits des femmes

30
03-2012

 

Marine Le Pen refuse tout débat public avec Jean-Luc Mélenchon. Lors de l’émission Des paroles et des actes, le 23 février dernier, sur France 2, elle a expliqué que Mélenchon était un « faux candidat » et un « leurre » dont l’unique fonction est de « rabattre des voix pour le PS au deuxième tour ». Sur son site internet, le dirigeant du FN Bruno Gollnisch ajoute : « Marine [Le Pen] ne boxe pas dans la même catégorie » que Mélenchon.

Ces arguments de cours de récréation ne peuvent convaincre personne. La vérité, c’est que dans ses interventions publiques, Jean-Luc Mélenchon s’attaque efficacement au véritable leurre que constitue le prétendu « nouveau visage » du Front National qui, grâce à Marine Le Pen, serait devenu tellement plus « respectable » et « républicain ». La candidate du FN le sait et le craint. Elle renonce à un débat perdu d’avance.

Jean-Luc Mélenchon cible régulièrement le programme du FN concernant les droits des femmes. Sur son blog, il explique : « Fin janvier, Marine Le Pen avance sa proposition de déremboursement de l’IVG. Le directeur de campagne de Madame Le Pen et n°2 du FN, Louis Alliot, est allé encore plus loin dans l’émission Mots croisés du lundi 30 janvier en osant évoquer ce qu’il appelle les "IVG de confort". […] A nos yeux c’est ici l’égalité humaine dans la capacité à disposer de son corps qui est mise en cause. Avec Madame Le Pen seuls les riches pourraient avorter. Que feront les femmes qui n’ont pas les moyens financiers d’avorter ? Devront-elles recourir aux "faiseuses d’anges", comme cela était le cas pour des milliers de femmes dans le passé ? Ici, Marine Le Pen promet aux femmes les moins argentées un retour en arrière de 30 ans. En effet, après la loi Veil de 1975 légalisant l’IVG, c’est François Mitterrand qui avait permis en 1982 de concrétiser ce droit en décidant de son remboursement par la Sécurité sociale ».

Dans le même article, Mélenchon s’en prend à la proposition d’un «  salaire parental »  : «  C’est une idée aussi vieille que l’extrême droite : les femmes à la maison avec les enfants ! […] Marine Le Pen dit permettre à chaque "parent" de "choisir" d’arrêter son activité professionnelle pour s’occuper de ses enfants. Pour cela ce parent disposerait d’une allocation équivalant à 80 % du SMIC, pendant trois ans, à partir du deuxième enfant. 80 % du SMIC net cela représente 878 euros par mois. A comparer. Car le seuil de pauvreté pour une personne seule avec deux enfants est de 1 526 euros, et de 2000 euros pour un couple avec deux enfants. Voilà ce que propose réellement Marine Le Pen : une allocation inférieure au seuil de pauvreté !

« Ce n’est pas la seule arnaque de son projet sur le sujet. Voyez plutôt. Aujourd’hui, un parent seul avec deux enfants et ne travaillant pas peut prétendre au RSA. Il reçoit alors 1016 euros si l’un des enfants a moins de 3 ans. Soit 330 euros de plus que le "salaire parental" de Madame Le Pen ! Marine Le Pen propose donc moins que ce qui existe aujourd’hui ! [..] A l’arrivée, il s’agit juste d’une pauvre arnaque de type sarkozyste : échanger ce qu’on a contre pire !

»

La Riposte

 

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